Rapporté par Anas b. Malik : J’ai amené ‘Abdullah b. Abi Talha Ansari au Messager d’Allah ﷺ à sa naissance. À ce moment-là, le Messager d’Allah ﷺ portait un manteau de laine et enduisait les chameaux de goudron. Il a dit : « As-tu des dattes ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a pris les dattes, les a mises dans sa bouche pour les ramollir, puis il a ouvert la bouche du bébé et y a mis la datte. L’enfant a commencé à la lécher. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Les Ansar aiment les dattes. » Puis il lui a donné le prénom de ‘Abdullah
Rapporté par Anas b. Malik : Le fils d’Abu Talha était malade. Abu Talha est parti en voyage et son fils est décédé en son absence. À son retour, il a demandé à sa femme : « Comment va mon enfant ? » Umm Sulaim (son épouse) a répondu : « Il est maintenant dans un état meilleur qu’avant. » Elle lui a servi le repas du soir, puis il a eu des rapports avec elle. Après cela, elle a dit : « Prépare l’enterrement de l’enfant. » Le matin, Abu Talha est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et l’a informé. Il a demandé : « As-tu passé la nuit avec elle ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ô Allah, bénis-les tous les deux. » Par la suite, elle a donné naissance à un enfant. Abu Talha m’a demandé (à moi, Anas b. Malik) de l’emmener chez le Messager d’Allah ﷺ. Elle avait aussi envoyé des dattes avec l’enfant. Le Messager d’Allah ﷺ a pris l’enfant sur ses genoux et a demandé : « Avez-vous quelque chose pour le Tahnik ? » Les compagnons ont répondu : « Oui. » Le Prophète ﷺ a pris les dattes, les a mâchées, puis les a mises dans la bouche de l’enfant et a frotté son palais. Il lui a donné le prénom de ‘Abdullah
Rapporté par Anas : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le fils d’Abu Talha, né d’Umm Sulaim, est décédé. Umm Sulaim a dit à sa famille : « Ne parlez pas à Abu Talha de la mort de son fils avant que je ne le fasse moi-même. » Abu Talha est rentré à la maison ; elle lui a servi le dîner, il a mangé et bu de l’eau. Ensuite, elle s’est embellie, ce qu’elle n’avait jamais fait auparavant. Abu Talha a eu un rapport intime avec elle et, quand elle a vu qu’il était satisfait, elle lui a dit : « Abu Talha, si des gens empruntent quelque chose à une famille et que cette famille demande à le récupérer, est-ce qu’on peut refuser de le rendre ? » Il a répondu : « Non. » Elle a dit : « Je t’annonce la mort de ton fils. » Il s’est fâché et a dit : « Tu ne m’as rien dit avant que nous ayons eu un rapport, puis tu m’annonces la mort de mon fils. » Il est allé voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a raconté ce qui s’était passé. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Qu’Allah vous bénisse pour la nuit que vous avez passée ensemble ! » Elle est tombée enceinte. Le Messager d’Allah ﷺ était en voyage et elle l’accompagnait. À leur retour à Médine, il n’entrait pas chez lui la nuit. Quand ils approchaient de Médine, elle a commencé à ressentir les douleurs de l’accouchement. Abu Talha est resté avec elle et le Messager d’Allah ﷺ a continué sa route. Abu Talha a dit : « Ô Seigneur, Tu sais que j’aime accompagner le Messager d’Allah quand il part et revenir avec lui, mais Tu vois que je suis retenu. » Umm Sulaim a dit : « Abu Talha, je ne ressens plus autant de douleur, alors allons-y. » Ils ont continué et, en arrivant à Médine, elle a accouché. Ma mère m’a dit : « Anas, que personne ne l’allaite avant que tu ne l’emmènes demain matin chez le Messager d’Allah ﷺ. » Le matin venu, je l’ai porté chez le Messager d’Allah ﷺ. Il avait à la main un instrument pour marquer les chameaux. Quand il m’a vu, il a dit : « C’est peut-être l’enfant qu’Umm Sulaim vient d’avoir. » J’ai répondu : « Oui. » Il a posé l’instrument, j’ai mis l’enfant sur ses genoux et il a demandé qu’on lui apporte des dattes d’Ajwa de Médine. Il les a mâchées, puis les a mises dans la bouche de l’enfant, qui a commencé à les goûter. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Regardez comme les Ansar aiment les dattes. » Puis il a caressé le visage de l’enfant et l’a nommé Abdullah
Rapporté par Anas ibn Malik رضي الله عنه par une autre chaîne de transmetteurs : (le hadith précédent est rapporté de la même manière)