Sahih Muslim
1679.01

Rapporté par Abu Bakra : Lors du sermon d’adieu, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le temps a bouclé un cycle et est revenu à l’état du jour où Allah a créé les cieux et la terre. L’année compte douze mois, dont quatre sont sacrés : trois d’entre eux se suivent, à savoir Dhu’l-Qa’da, Dhu’l-Hijja et Muharram, et aussi Rajab, le mois de Mudar, qui se trouve entre Jumada et Sha’ban. » Puis il a dit : « Quel est ce mois-ci ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux que nous. » Il est resté silencieux un moment, au point que nous avons cru qu’il allait lui donner un autre nom. Il a dit : « N’est-ce pas Dhu’l-Hijja ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Quelle est cette ville ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux que nous. » Il est resté silencieux jusqu’à ce que nous pensions qu’il allait lui donner un autre nom. Il a dit : « N’est-ce pas la Balda (la ville de La Mecque) ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Quel est ce jour ? » Nous avons répondu : « Allah et Son Messager savent mieux que nous. » Il est resté silencieux jusqu’à ce que nous pensions qu’il allait lui donner un autre nom. Il a dit : « N’est-ce pas le jour du sacrifice ? » Nous avons répondu : « Oui, Messager d’Allah. » Il a alors dit : « Votre sang, vos biens (Muhammad, l’un des rapporteurs, a dit : je pense qu’il a aussi dit cela) et votre honneur sont sacrés pour vous, comme la sacralité de ce jour-ci, dans cette ville-ci, et dans ce mois-ci. Vous rencontrerez bientôt votre Seigneur et Il vous interrogera sur vos actes. Ne redevenez donc pas mécréants (ou égarés) après moi, certains d’entre vous frappant le cou des autres. Que celui qui est présent transmette à celui qui est absent, car il arrive que celui à qui le message est transmis retienne mieux que celui qui l’a entendu. » Il a répété : « N’ai-je pas transmis (le message) ? » Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs, avec une légère variation dans les mots

1679.02

Rapporté par Abu Bakra رضي الله عنه : Le jour du 10 Dhou’l-Hijja, il monta sur son chameau et quelqu’un en tint la bride. Il dit alors : « Savez-vous quel jour nous sommes aujourd’hui ? » Ils répondirent : « Allah et Son Messager savent mieux. » (Le Prophète ﷺ garda le silence jusqu’à ce que nous pensions qu’il allait lui donner un autre nom.) Il dit : « N’est-ce pas le jour du sacrifice (Nahr) ? » Nous répondîmes : « Oui, Messager d’Allah. » Il demanda : « Quel mois est-ce ? » Nous répondîmes : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « N’est-ce pas Dhou’l-Hijja ? » Nous répondîmes : « Oui, Messager d’Allah. » Il demanda : « Quelle est cette ville ? » Nous répondîmes : « Allah et Son Messager savent mieux. » (Le narrateur dit que le Prophète ﷺ garda le silence jusqu’à ce que nous pensions qu’il allait lui donner un autre nom.) Il dit : « N’est-ce pas Balda (la ville de La Mecque) ? » Nous répondîmes : « Oui, Messager d’Allah. » Il dit alors : « En vérité, votre sang, vos biens et votre honneur sont aussi sacrés pour vous que ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette ville-ci. Que celui qui est présent transmette cela à celui qui est absent. » Il se tourna ensuite vers deux béliers noirs et blancs et les immola, ainsi que deux chèvres, et les distribua parmi nous

1679.03

Rapporté par Abu Bakra : Le jour de Dhu’l-Hijja, le Messager d’Allah ﷺ monta sur son chameau et fit un discours pendant qu’une personne tenait la bride. Le reste du hadith est identique

1679.04

Rapporté par Abu Bakra : Ce hadith a été rapporté par une autre chaîne de transmetteurs (et les paroles sont) : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a adressé un discours le jour du sacrifice et a dit : “Quel jour est-ce aujourd’hui ?” » Le reste du hadith est le même, sauf qu’il n’a pas mentionné « votre honneur », ni le passage où il se tourne vers les deux béliers et ce qui suit. Dans un autre hadith, la sacralité est formulée ainsi : « Comme la sacralité de ce jour-ci, dans ce mois-ci, dans cette ville-ci, jusqu’au jour où vous rencontrerez votre Seigneur. » Puis il a dit : « N’ai-je pas transmis le message ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Ô Allah, sois témoin. »